Voici une composition écrite à la base pour harmonica en C : « En Attendant Françoise… »

La petite histoire

C’est réellement en attendant une élève – qui se prénommait Françoise – que j’ai écrit cette composition. Elle était malheureusement bloquée dans les embouteillages, alors j’ai eu 30 minutes devant moi… Comme je n’aime pas rester à ne rien faire, j’ai sorti un cahier de partitions vierges, je me suis mis au piano et j’ai commencé à noircir les portées, en imaginant que je jouerais ce morceau sur un harmonica diatonique en C. Mon élève était en train de travailler les altérations en 2 et en 3 ; j’ai donc fait en sorte que ce morceau puisse être à la fois un air appréciable à écouter et à jouer, mais aussi qu’il corresponde à son niveau. Une sorte de composition pédagogique…

Les difficultés techniques

Le morceau a été écrit pour un harmonica en C – ainsi, vous pourrez le jouer en même temps que moi si vous le souhaitez – mais vous pouvez bien sûr le jouer sur n’importe quel autre harmonica diatonique, dans n’importe quelle tonalité… La tablature que j’ai écrite pour vous est adaptée à tout harmonica diatonique accordé en Richter.

Les difficultés techniques sont d’une part les rythmes, d’autre part les altérations.

Difficultés techniques – Les rythmes

Tout d’abord, le tempo est 100 à la noire, ce qui signifie que vous avez 100 pulsations par minute. Ce n’est pas très rapide, mais ce n’est pas très lent non plus : disons que c’est un morceau « médium ». A ce tempo, les notes longues ne sont pas difficiles à jouer, mais les notes courtes doivent être jouées très précisément. Les parties les plus difficiles à jouer se situent dans la partie B, avec l’intervention des doubles-croches. Rien d’impossible : avec un peu d’entraînement, vous y arriverez sans souci ; il faut juste faire attention de bien détacher les notes et de les jouer au bon moment.

Difficultés techniques – Les altérations

Pour jouer ce morceau, il vous faut altérer deux fois en 2 et deux fois en 3, c’est-à-dire baisser les notes en 2 et en 3 d’un ton complet. Vous savez qu’en 2, en aspirant, vous obtenez un « sol » ; si vous altérez deux fois (c’est-à-dire de deux demi-tons ou un ton complet), vous obtenez la note « fa ». De même, en 3 aspiré, si vous jouez une altération, vous passez de « si » à « la ».

Il va sans dire qu’il faut être assez précis sur la justesse des altérations et qu’elles ne sont pas faciles à placer à ce tempo. Je vous conseille de travailler les passages difficiles très lentement et d’accélérer le tempo de ces phrases très progressivement : ne passez pas au tempo suivant si ce que vous faites n’est pas satisfaisant, car vous prendriez de mauvais réflexes. Or il n’est rien de plus difficile – et de plus frustrant – de devoir désapprendre ce que l’on a mal appris. L’apprentissage de la musique, ce n’est pas une course contre la montre, même si vous jouez avec une bête de course : prenez votre temps, ne brûlez pas les étapes…

Si vous avez du mal à altérer en aspirant ou que vous ne savez pas jouer du tout les altérations aspirées, je vous propose de suivre cette formation en 6 modules : Le Carré des Plaisanciers.

Les effets

Dans le morceau original, je n’avais pas prévu les effets que j’allais jouer : c’est en jouant le morceau plusieurs fois que j’ai eu l’idée d’y inclure plusieurs effets. Ces effets sont caractéristiques de l’harmonica diatonique, alors je n’allais pas m’en priver ! D’ailleurs, quand vous travaillez un morceau, après être sûr de savoir bien jouer les notes, aux bons endroits, je vous conseille vivement de passer à la phase d’interprétation.

Comment interpréter un morceau ? Vous avez plusieurs possibilités ! Vous pouvez :

  • enlever certaines notes ;
  • en ajouter d’autres ;
  • interpréter certaines notes qui vous paraissent importantes avec des effets ;

Effectivement, j’ai ajouté certaines notes à la partition originale, quand j’ai enregistré mon interprétation : ça m’est venu comme ça, spontanément… Mais il faut dire aussi que je n’ai réalisé l’enregistrement du morceau après avoir beaucoup travaillé le morceau, pour être sûr de le jouer naturellement… Ce n’est que de cette façon que l’on parvient véritablement à interpréter un morceau avec spontanéité.

J’ai également ajouté quelques effets, comme le wah-wah en 1 aspiré.

Quand j’attaque une phrase, j’utilise également assez souvent le glissando, notamment sur les tempos médium à élevé. C’est ce que je fais ici…

Et puis, quelques dip bends bien placés (je vous laisse écouter le démonstration et les repérer à l’oreille).

La tablature

Vous désirez jouer cette composition ? Vous pouvez télécharger la tablature pour le prix d’un café :

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